H29.2 – A quoi ressemble une opposition schizoïde?

Toutes les bonnes âmes en appellent à l’union de la gauche pour les présidentielles de 2022. Mais rien ne va dans le bon sens. Au contraire tout semble nous mener vers la désintégration. La faute à qui?

Les dérives des systèmes politiques (4ème partie) – H29.2

Divide ut regnes, Διαίρει καὶ βασίλευε, divide et impera, bref diviser pour régner. La formule ne date pas d’hier. L’abus de pouvoir non plus. Si vous êtes décidé à outrepasser vos prérogatives, vous savez mieux que King Kong, pardon… que quiconque qu’il est préférable d’éparpiller vos futurs pigeons. Comme vous êtes un être sans scrupules, tous les moyens vous seront bons.

Tout cela ne serait pas arriver si le virus
avait eu la taille d’un chou-fleur.
Méfions-nous des petits!

Le gouvernement d’Emmanuel Macron a saisi l’aubaine du Covid-19 pour diviser l’opinion française en la déstabilisant avec des informations contradictoires sur la pandémie, la minimiser d’abord, puis la surestimer ensuite pour enfin l’imposer comme un horizon indépassable à moins… à moins de se faire vacciner. Ça fait quand même beaucoup de sujets potentiels pour gâcher un repas entre amis. Heureusement, avec un couvre-feu à 18h00, on a moins l’occasion de s’engueuler à table. Toutefois, les réseaux sociaux font parfaitement l’affaire et on en arrive à se déchirer à coups de punch line sur des lignes de clivage inédites : les tests PCR sont-ils fiables? 85 ans, est-ce un âge acceptable pour mourir? Le vaccin a-t-il réponse à tout? Les toubibs ont-ils le droit de prescrire ce qui leur semble bon pour leurs patients? Didier Raoult est-il un charlatan? L’hydroxychloroquine peut-elle faire l’objet d’un concours de poésie? 

Tout cela est là pour faire diversion. Pas le virus qui n’y est pour rien, le pauvre bougre, mais tout le falbala médiatico-médical que le gouvernement néolibéral agite autour de lui. Je rappelle en passant que le néolibéralisme est un système #hégétique où l’État met ses moyens au service des intérêts du grand capital dont l’objectif est de transformer tout ce qui peut l’être en marchandise pour en dégager des profits financiers. Ce régime tend à prendre les gens pour des imbéciles bourrés de biais cognitifs qu’il faut rectifier par des techniques subliminales de gouvernance souvent héritées du marketing. Dangereux ou pas, le virus est instrumentalisé pour dévier l’esprit critique vers de faux-débats pourtant clivants et des pentes glissantes et finalement sans grand intérêt. Pour être plus direct, le pouvoir cherche à désorienter les luttes et plus précisément à désamorcer la bombe sociale que représente l’accroissement exponentiel des inégalités et la crise financière qui arrive.

Intermède in médiation

Hubert Guyard conclue son chapitre sur la schizophrénie sur quelques questions et pistes qui vont dans mon sens :

f. Une légalisation de l’indépendance

Fight Club est l’allégorie d’une société éclatée où la violence prend le pas sur le sens.

Peut-on admettre que le schizophrène se fasse législateur, qu’il tente de légaliser sa manière d’être ? La schizophrénie ne serait que le symptôme d’un dysfonctionement de la société ; en transformant celle-ci on se donne les moyens de supprimer le trouble. 
Certains auteurs, Georges Devereux par exemple, pensent que la schizophrénie constitue une réponse en soi normale à un dysfonctionnement de la société occidentale. Il en veut pour preuve que certaines civilisations ne semblent pas connaître la schizophrénie. Il parle alors de « psychose fonctionnelle » produite par « inculcation du modèle schizoïde », lequel lui semble correspondre à l’individualisme de notre civilisation industrielle. Dès lors, l’étude de la schizophrénie est mise au service d’un nouveau projet pour la société.
L’antipsychiatrie, dans ses tendances les plus absolues nous paraissent constituer une tentative analogue (À développer ).
Moins extrémiste, la psychothérapie institutionnelle nous paraît aussi aller dans ce sens (À développer).

Hubert Guyard est malheureusement mort trop tôt pour nous éclairer un peu plus sur ces questions mais ces remarques vont dans le sens d’une validation de l’option que j’ai prise dans ces « dérives des systèmes politiques », à savoir sortir de l’individu pour donner à la Personne sa véritable dimension sociologique.

Une opposition en miettes

Si la nation française tient encore en théorie sur ses quatre piliers (liberté, égalité, fraternité, laïcité), ces derniers sont pourtant sérieusement mis à mal par le gouvernement et l’oligarchie qu’il sert. C’est d’autant plus préoccupant pour le militant gauchiste que je suis que l’opposition apparait fragmentée dans ses objectifs. La convergence des luttes ne se fait pas, faute d’une vision claire de la hiérarchie à adopter dans les priorités. Cette confusion est là encore le fait du libéralisme mais le libéralisme philosophique cette fois.

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A la base, le libéralisme libère l’individu de l’emprise excessive du collectif, lui assure des droits institués. L’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 indique que « ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression ». La Déclaration universelle rectifie un peu le tir en allongeant la liste: droit à la vie, à la liberté, à la sûreté de sa personne, à la reconnaissance de sa personnalité juridique, à une protection égale contre toute discrimination, à un recours devant les juridictions nationales, à la protection de la loi contre des immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance ou des atteintes à son honneur et à sa réputation, de circuler librement et de choisir sa résidence, de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays, d’avoir une nationalité, de se marier et de fonder une famille (à l’âge nubile), à la propriété, à la liberté de pensée, de conscience et de religion, à la liberté d’opinion et d’expression, de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, à accéder aux fonctions publiques de son pays, à la sécurité sociale, au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage, à une rémunération équitable et digne, au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques, à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, à l’éducation, de prendre part à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent, à la paix et à l’ordre.
Cela fait donc beaucoup de sujets sur lesquels on peut se plaindre, protester et manifester. Parmi ceux-ci, les partis politiques, les syndicats, les ONG et les associations de défense choisissent les causes à défendre et du coup, y a pléthore d’autant qu’on peut allonger la liste avec le droit des animaux pour les antispécistes, les droits de la Planète pour les animistes, le droit de mourir dans la dignité ou de se coucher avant 18h00 sans faire sa prière, ou tout autre revendication légitime ad hoc comme le croit de ne pas porter de masque dans la rue ou de porter son slip à l’envers les jours impairs.

On peut rêver…

En conséquence, il ne suffit pas de militer, il faut savoir sur quoi jeter son dévolu et dans la mouvance gauchiste française, on s’y perd un peu ces temps-ci, on se disperse à loisir et comme on ne peut pas être partout à la fois, on finit par n’être efficace nulle part.

Les plus opiniâtres se concentrent sur leur combat au risque parfois d’en oublier les autres. Ce fut longtemps le cas, même si c’est en train de changer, du mouvement écologiste qui ignorait la cause sociale. Or comme dirait Frédéric Lordon, « l’écologie sans le social, c’est du jardinage ». Le capitalisme qui est finalement l’adversaire commun de la plupart de ces causes l’a bien compris et ses représentants ne perdent jamais une occasion d’encourager et de financer un mouvement de rébellion qui ne se place pas dans l’optique d’un renversement du régime actuel du profit à tout prix. Extension Rebellion est volontiers financé par des donateurs dont les intérêts ne vont pas dans le sens d’un changement de fond (héritiers Kennedy, Getty…) mais XR représente la frange acceptable du mouvement écologiste: sa manière d’agir peut sembler radicale mais les revendications s’inscrivent à l’intérieur du capitalisme pour lequel du coup le mouvement ne représente pas un danger réel.

Le capital baisant le prolétariat
(version glamour)

Le bloc bourgeois au pouvoir a donc paradoxalement intérêt à soutenir en sous-main des causes qu’on pourrait qualifier de secondaires, non pas qu’elles ne soient pas légitimes ou mineures mais parce qu’elles sont liées au régime général dont les implications ne peuvent être débusquées que par une analyse de type marxienne. La lutte des classes (grand capital vs prolétariat) sous-tend tous les conflits annexes et si son dépassement conjoncturel ne résoudra pas tous les problèmes, l’assèchement du profit-roi et l’instauration d’une alternative socio-économique aideraient drastiquement à l’inespérable convergence des luttes.

L’ennui, c’est que la bourgeoisie parce qu’elle est moins nombreuse a une conscience aigüe de ses intérêts financiers même si elle nourrit une confiance aveugle dans une croissance PiBienne qui hypothèque gravement nos chances de survie générale. Ses espoirs insensés dans des solutions techniques offusquent une vraie perspective de sortie de l’impasse du productivisme. L’exemple des pièges à carbone d’Elon Musk est édifiant: le milliardaire accepte généreusement et sous les applaudissements d’un public bas du front, de financer une trouvaille technique qu’on appelle un arbre… pour surtout nous permettre de continuer à polluer sans entraves. comme quoi, il n’y pas que des génies qui font fortune.

La question énergétique offre des lignes de clivage redoutables où s’affrontent des opinions incompatibles sur l’éolien ou le nucléaire. Or ce ne sont pas les modes de production de l’énergie qui sont en cause mais bien le mode de production. Tant que l’énergie ne retombera pas entièrement dans le domaine public et ne fera pas l’objet de véritables débats citoyens locaux, les luttes intestines ne cesseront pas dans la mouvance alternative. Sans dépassement des intérêts trop individuels et des vues sectaires, le productivisme a encore de beaux jours devant lui.

Je vous passe l’affaire Traoré au clan duquel le pouvoir en mal de fausses pistes accorde un droit de cité démesuré. La gauche antiraciste déboussolée s’est engouffrée dans cette impasse sans s’apercevoir qu’on lui avait menti depuis le début. L’avocat Régis de Castelnau fait un sort à cette affaire avec le caractère incisif qu’on lui connait.

Je me fais vacciner, je porte un masque,
je me lave les mains,
je sauve des vieux.

Dernière en date en France, la question des vaccins. La politique du tout vaccin du gouvernement néolibéral est suicidaire et ne sert que les intérêts de l’industrie pharmaceutique. Elle clive la population et la propagande à coups de nudges tend à culpabiliser ceux qui ne souscrivent pas à la campagne « je me fais vacciner, je sauve des vies » qui laisse entendre que je suis un assassin si je refuse de me faire injecter un produit dont on n’a pas eu le temps de mesurer toutes les conséquences et dont l’effet pourrait bien être caduque d’ici quelques mois.

La furie anti-complotiste avait déferlé en fin d’année dernière lors de la sorite de Hold-up, relayée par la presse du capital de manière à braquer une partie de la population contre l’autre. Or nous avons vu en H25 que le complotisme nait d’un besoin d’information inassouvi et que ce manque résulte d’une rétention qui est elle-même le fait d’une volonté de masquer les véritables de causes d’un phénomène. Masquez votre erreur d’un côté en proposant une version erronée des faits et de l’autre payez des grandes gueules pour traiter de complotistes tous ceux qui chercheront à comprendre au-delà de la fiction que les médias proposent, et le tour est joué. Pangolin, vaccin, 5G, Bilderberg, et on oublie la déforestation et le massacre de la biodiversité qui génèrent et génèreront les pandémies.

L’éparpillement de l’opinion publique et de ses centres d’intérêt est donc non seulement une source de profit pour l’industrie (plus le consommateur est isolé, plus il flippe, plus il consomme) mais également l’assurance pour cette même industrie que ses intérêts ne seront pas dangereusement remis en cause par des mouvements massifs et pleinement conscients de l’enjeu. Pour avoir été Gilet jaune, je sais les critiques qu’on a dû essuyer de la part d’une gauche plus que mitigée à leur sujet avec un retard à l’allumage de l’intelligentsia partidaire et syndicale, très préjudiciable à leur crédibilité par une partie de la population qu’elle n’arrive plus à toucher. 

Les candidatures vont se multiplier à gauche. Pas besoin de Hamon cette fois pour torpiller Mélenchon dont le caractère un chouia caporaliste dans son propre mouvement gazeux est facteur de division chez des insoumis. LFi (et le PG en son sein) s’est chargée toute seule du reste sur des questions sociétales avec les mouvement indigénistes, les égarements face à l’islamisme, un discours européen toujours pas clair (le plan A et le plan B sont encore dans le programme pour 2022), une invisibilité parlementaire inquiétante (un député qu’on bafoue à ce point ne doit-il pas démissionner?), des positionnements électoraux carriéristes (ce qu’on appelle la lutte des places). Ce ne sera pas facile, voire impossible, de retrouver l’élan de 2017: le retour aux Jours Heureux a fait long feu.  

L’opposition est plus fractionnée que jamais, faute d’être très claire sur deux questions que pose très bien François Bégaudeau : le capitalisme détruit-il la planète et nos vies? Oui. Est-il amendable? Non. Conclusion, il faut chercher autre chose. Le radicalisme de Frédéric Lordon et de Bernard Friot sur ce système de production a l’avantage de ne pas louvoyer. Commencer à tourner autour du pot, c’est ouvrir la brèche dans laquelle s’engouffreront les chiens de garde au service du pouvoir en place. Ce ne sera plus le fanion complotiste qui sera de sortie mais le carton rouge idéologique. C’est d’ailleurs le terme que les deux derniers penseurs cités ont repris comme étendard : le communisme. Celui qui n’a jamais eu lieu et que les anti-staliniens vont ressortir des tiroirs pour créer la division. Ça ne va pas faciliter la tâche mais les néologismes qui ont fait florès n’ont pas convaincu ni rassemblé.

Il est dans la nature d’une opposition numériquement majoritaire de s’éparpiller. C’est la loi du nombre humain qui se fragmente après s’être uni pour former des courants qui peuvent finir par se nuire. La multitude est facteur de division tout comme elle constitue la puissance politique. Les Gilets jaunes ont constitué en 2018 une force inédite et ingérable, unie sur la base d’un ras-le-bol fiscal qui a rapidement évolué vers une dénonciation de l’État et de ceux qui en abusent. Ensuite ont émergé des revendications comme le RIC mais aussi des propositions radicales à défaut d’être toujours réalistes mais qui ont l’avantage d’être compréhensibles, au risque parfois d’être simplistes, et de fédérer sans trop se prononcer idéologiquement. C’est ce qui constitue la faiblesse théoriques de ces 25 propositions pas toujours compatibles : affaiblir l’État tout en lui en demandant plus ne fait pas sens. Croire que la ré-industrialisation du pays va diminuer la pollution sans parler de décroissance est une illusion. En refusant de se structurer, le mouvement des Gilets jaunes a échappé à la récupération par les appareils politiques et syndicaux. Il a cependant montré ses lacunes dans son manque d’analyse du fonctionnement de la domination capitaliste par l’économie par exemple. Mais il résume bien les forces invisibles à l’oeuvre dans la société où les puissances en présence ne cessent d’évoluer entre l’entropie et de la néguentropie pour parler comme Bernard Stiegler. L’entropie libérale développe un individualisme schizophrénique où chacun assume sa mission sans avoir à (ou sans pouvoir) se préoccuper de l’ensemble social qui, selon le modèle d’Hayek, s’organise de lui-même. En revanche, toute tentative néguentropique instaure de l’organisation qui contrarie cette autodétermination. L’image du château de sable voué à l’érosion peut aider à visualiser le phénomène, néanmoins impossible à constater à l’oeil nu bien évidemment.

Georges Devereux alias Győrgy Dobó

Je n’ai ni le temps ni les compétences pour développer une des thèses de l’ethnopsychiatrie, notamment celles émises par Georges Devereux déjà cité plus haut, mais j’avancerai tout de même l’idée que l’occident modelé par l’ultra-libéralisme semble fournir le terreau d’une schizophrénie de masse avec des liens sociaux qui se délitent et une hyper-responsabilisation du sujet autonome qui doit assumer par lui-même, dans un monde aux repères fluctuants, tellement de responsabilités, et si tôt, que sa #Personne aura tendance à s’émietter et à partir dans tous les sens. Afin de compenser cet effritement de sa personnalité face à un manque de cadre, l’adulescent en voie d’éclatement n’a d’autre issue que de se concentrer sur quelques-uns des rôles où justement il a le contrôle. Hyper-investissement d’un côté et désinvestissement de l’autre, le jeu des rôles se fige et le sujet se replie sur un #métier pour sauvegarder son unité devant la multiplicité des obligations et sollicitations parfois contradictoires auxquels il doit faire face. Le SDF, le ZADiste, le geek, le gamer, le terroriste, le jihadiste, le moine ou l’ironman ont ceci de commun que, devant la complexité de la distribution des devoirs, ils se réfugient dans un rôle qu’ils occupent pleinement mais qui ne peut faire l’objet d’un partage constructif et d’une distribution des #charges équitable. Ils compensent tous la désintégration sociale par une focalisation personnelle qui réduit singulièrement les échanges possibles tout en offrant au sujet en souffrance un semblant d’unité et une autonomie indéniable.

Sans prôner un retour à un âge d’or qui n’a jamais existé, je pense qu’il est nécessaire de nous recadrer sur un essentiel commun désirable avant d’affirmer nos particularismes qui bien souvent peuvent rester dans notre sphère privée sans qu’il ne nous en coûte. Nous appellerons donc cette concentration d’aspirations partageables par le plus grand nombre le communisme car nous n’avons pas encore trouvé de meilleure manière de désigner cette voie de sortie pour une société malade de son autolyse ethnique.

Tout le reste est libéralisme littéraire. A la revoyure!

One thought on “H29.2 – A quoi ressemble une opposition schizoïde?”

  1. J’ai regardé très récemment sur Arte un reportage sur la colonisation dans lequel était dit que le fameux « diviser pour régner» britannique était utilisé systématiquement par tous les systèmes coloniaux pour maintenir leur pouvoir,entre autre dans la colonisation française en Afrique ou dans les territoires d’outre mer.Tout ce qui pourrait unifier des populations disparates est torpillé par des entreprises de divisions au sein de ces populations pour qu’elles se détournent de leur intérêt commun et surtout ne s’unissent pas.

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