P59 – La libido du fétichiste

En distinguant le plan sociologique du plan axiologique, nous nous sommes obligés à penser le fétichisme comme un trouble de la sexualité en occultant le plus possible son aspect libidinal pour en dégager la spécificité. Or le fétichiste est comme nous tous un être de désir mais il se tape le parapluie plutôt que Mary Poppins.

P58 – Tous fétichistes ?

Le fétiche n’est pas une uniquement une lubie de pervers. Il ne se cantonne pas non plus aux gris-gris des primitifs. Du linceul de Turin à la veste YSL que Johnny a portée en 1971 au Palais des Sports… on a tous en nous quelque chose de fétichiste…

P57 – Latex, fourrure et seconde peau

Quel point commun peut-il bien y avoir entre une combinaison en latex et un carré de soie, un manteau d’hermine et le voile intégral ? Eh bien… aucun de ces éléments ne permet de faire des enfants. La fixation fétichiste est un égarement du sens génésique, celui qui met deux sujets de sexe opposé en relation charnelle pour concevoir un petit. Autant l’union physique est naturelle, autant sa perversion relève d’un blocage hautement culturel au niveau de l’instituant.

P56 – Le fétichisme est-il un excès de pudeur?

Longtemps considéré comme une déviance sexuelle et une dépravation morale, le fétichisme devient pour la théorie de la médiation un blocage sélectif dans l’instituant qui mêne à des comportements extrêmes jusqu’à en oublier l’Autre dans la relation amoureuse.

P55 – Fétichisme, c’est le pied?

Nous voici sur le versant le moins exposé de la Personne, j’entends par là, celui qui a le moins fait parler de lui en terme de quantité de littérature clinique du moins car notre premier axe de recherche n’a pas manqué de susciter l’intérêt de Freud et de la presse en mal de sensation. Il faut dire que le fétichisme, puisque c’est de lui qu’il s’agit, émoustille la curiosité choc et stimule le fantasme chic.

H29.1 – A quoi ressemble une société schizoïde?

Le modèle médiationniste définit la paranoïa comme l’opposé dialectique de la schizophrénie. Ma démarche dans cette extrapolation théorique m’amène à poser face au totalitarisme paranoïde une société touchée par une sorte de schizophrénie. Qu’on la nomme séparatisme ou communautarisme, cette tendance autolytique pourrait bien être un mal inhérent au libéralisme.

H28 – Paraphrénie oblige 

Ils ne se prennent pas pour de la merde parce qu’ils ont le sang bleu, portent un nom à rallonge et qu’ils sortent de la cuisse de Jupiter. Les aristos présentent peut-être tout simplement les symptômes de ce que nous avons appelé ici: la paraphrénie. Bienvenue au club du président Schreber.

H27.2 – Crise de confiance à tous les étages

Une société en crise ne se fait plus confiance et la défiance fait le lit de la paranoïa à moins qu’elle n’en soit le terreau. Les technologies modernes et le modèle économique néolibéral accentuent la fragilisation des bornes entre privé et public et les incertitudes de la Personne. A-t-on atteint un seuil pathologique dans l’hyperconnexion?

H27.1 – Paranoïa et totalitarisme

Deuxième volet (mais en deux panneaux) de notre tentative d’application du modèle nosologique médiationniste à l’hégétique (art de gouverner). Nous y ferons un rapprochement entre totalitarisme et paranoïa.