P38 – Quand le délire messianique tourne mal

Encore un cas de paraphrénie tout à fait exceptionnel. Quand je vous disais qu’on peut croiser des paraphrènes sans s’en douter. Reste que ceux qui ont croisé Jésus se sont douté de quelque chose. Mais de quoi ?

Les troubles de la Personne : la paraphrénie P38

La #diplopie permet sans doute à des paraphrènes plus nombreux qu’on ne le croit de vivre leur délire à côté de leur existence terrestre. J’ai très peu d’informations de première main sur le cas de Jésus mais j’observe que jusqu’à l’âge de 30 ans, ce charpentier mène une vie des plus humbles. Ce n’est écrit nulle part mais Joseph devait le faire bosser sur les chantiers. La vie était plus courte à l’époque et à 30 ans, Jésus est en pleine maturité, c’est à dire la période de la vie où la paraphrénie se déclare. Certains études auraient même tendance à laisser penser que Jésus était plus âgé de quelques années. On pense également qu’il a pu recevoir une formation théologique assez poussée : comme bon nombre de Juifs, il s’intéressait aux écritures et à leurs commentaires. On a même raconté qu’il serait allé jusqu’en Inde. C’est peu probable. Rien qu’en Palestine, il y avait de quoi faire.

L’annonce fait à Marie : reconstitution

On peut supposer que pendant son enfance, Jésus fantasme sa propre naissance au sein d’une société pas tendre avec les écarts de conduites moraux et sexuels. Lui a-t-on dit que Joseph n’était pas son père ? L’histoire de sa mère Marie, jeune servante au temple, éternellement vierge, et donc pure dans la tradition judaïque, fait-elle partie du roman familial ? Où tout cela a-t-il été inventé ensuite par les évangélistes ou les apôtres ? Mais j’imagine bien Jésus, un gamin sans doute un peu solitaire et rêveur, mais studieux et soumis à la volonté paternelle, qui entend pas mal de cancans sur le compte de sa famille et qui finit par se monter le bourrichon jusqu’à s’imaginer qu’il est le fils de Dieu. D’ailleurs, on annonce un messie dans la tradition juive depuis longtemps et il va endosser la responsabilité d’assumer la charge prodigieuse d’agneau de la nouvelle Alliance, avec une tripartition énigmatique : Dieu, l’esprit-saint et moi… et lui, je veux dire. Il est à noter que ce n’est pas le seul à avoir tenté l’aventure messianique et que bon nombre d’usurpateurs vont y laisser leur peau. Mais plus discrètement.

A l’origine, Jésus ne crée qu’une secte judaïque. Ce n’est pas la première : le judaïsme du 1er  siècle est loin d’être monolithique à l’époque de Jésus. Mais la proposition christique va sans doute prendre de l’ampleur grâce à la dimension paraphrénique de Jésus avec un jusqu’au-boutisme qui va marquer l’histoire. D’un côté, le prédicateur vient du peuple et lui expose simplement, avec des paraboles très imagées qu’on retrouve dans les Évangiles, des thèses particulièrement compliquées.

La réussite sur le long terme tient sans doute aussi à la personnalité de ses disciples et à leur prosélytisme évangélisateur. Jésus semble les avoir particulièrement bien formés alors même qu’il devait fuir ses opposants, une adversité qui lui sera fatale tout autant que nécessaire. Mais peu nous importe ici le succès posthume du message. De l’autre côté, Jésus est de descendance royale par son père Joseph, lointain descendant du roi David. Un profil parfait pour un messie car il et annoncé ainsi par les prophètes précédents. Le Nazaréen y mettra sa touche personnelle et Jean le baptiste assurera ses débuts dans la carrière de son cousin : sa mère et Marie était soeurs et Jean s’était déjà taillé une solide réputation de prédicateur. En baptisant Jésus, il annonce que c’est lui qu’on attendait.

Jésus apporte une parole paradoxale en son temps. Le messie attendu par beaucoup de Juifs de l’époque  est une sorte de chef de guerre qui doit mener un soulèvement populaire. On lui attribuera par la suite bon nombre de miracles mais il n’en abusera même pas pour se tirer d’affaire. Jésus offre au contraire une option inédite et inattendue, et totalement invraisemblable : tout ce qui se passe sur terre sera inversé dans l’au-delà car Dieu est amour et veille sur nous même si honnêtement, c’est pas toujours évident de s’en rendre compte. Les béatitudes constituent un discours totalement irréaliste, tout particulièrement dans l’univers judéo-romain où la force règne souvent par la violence. Le Yahvé de l’Ancien Testament n’était nullement un rigolo et un plaisantin mais bien plutôt susceptible et revanchard. Or, les béatitudes constituent un des points forts des évangiles.

« Voyant les foules, il gravit la montagne, et quand il fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui. Et prenant la parole, il les enseignait en disant :

1. Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux.

Et n’oublie pas ta guitare et ta bonne humeur…

2. Heureux les affligés, car ils seront consolés.

3. Heureux les doux, car ils posséderont la terre.

4. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés.

5. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

6. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

7. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

8. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.

9. Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte d’infamie à cause de moi.

10. Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c’est bien ainsi qu’on a persécuté les prophètes, vos devanciers

Ce qui est étonnant, c’est que, malgré son inversion logique évidente, ce discours de consolation ait finalement pris et que Jésus ait pu être suivi. Bon, de son vivant, il n’a sans doute pas eu un public de péplum à gros budget mais suffisant pour constituer un danger pour les pouvoirs et les croyances en place. Jésus a eu pas mal d’opposants très affûtés : les Juifs ne s’en laissaient pas compter si facilement. Les Pharisiens (groupes de pureté) étaient les plus féroces : ils reprochaient beaucoup à Jésus son côté ATD Quart Monde. D’autres au contraire, comme les Zélotes, lui reprochaient sans doute son manque d’engagement politique.

Il y avait pourtant une forte attente parmi le peuple en souffrance, une religiosité intense qui nous échappe et les promesses de Jésus ont pu séduire et constituer un espoir et un réconfort, notamment dans sa dimension égalitaire et fraternelle… ou alors, et c’est la version de Jean Gagnepain lui-même, Jésus (mais aussi ses disciples) aurait eu l’intuition incroyable de la médiation. Dans un texte aux limites des sciences humaines et de la théologie catholique, Credo quia absurdum abnego, Gagnepain fait une lecture de la foi chrétienne assez ahurissante. Je suis agnostique (la question de l’absolu ne me préoccupe guère vu que selon moi, c’est à l’homme de donner du sens à sa vie : libre à lui ensuite de trouver une solution tout faite) mais en revanche très intéressé par la religiosité intrinsèque à l’être humain (je me fous un peu de ce à quoi croient les gens mais le processus de croyance me passionne). Sur la piste d’un christ paraphrène, me voici donc devant un Gagnepain mégalo à tendance #téléologique. On le lui a parfois reproché et ses disciples n’ont pas manqué de souligner cette propension du maitre à signer la fin de l’histoire des sciences humaines. Évitons de tomber dans ce travers comme Hegel ou Marx mais je ne vous cache pas que moi-même, je me surveille. 

Les béatitudes ne sont pas à prendre au pied de la lettre car il ne faut pas l’oublier, Jésus s’adresse à tout un chacun, le belou de base comme le docteur ès théogonie, et ce qu’il a à dire va à l’encontre du savoir de ses contemporains. C’est l’apparente contradiction qu’il va falloir dépasser pour comprendre notre rapport au monde. Certes les Juifs du début de notre ère étaient plus prédisposés que nous, pauvres rationalistes, à croire au surnaturel mais la doctrine christique recèle des subtilités qui ne sont pas à la portée du premier pêcheur venu et c’est pourtant vers les simples et les pauvres que Jésus s’est d’abord tourné. 

Aux dernières nouvelles, Jésus le Nazaréen ressemblerait plutôt à ce portrait-robot.

Je laisse de côté l’hypothèse que Jésus est vraiment le sauveur pour creuser l’idée qu’il met le doigt sur les grands principes de la théorie de la médiation deux millénaires avant Jean Gagnepain. Je n’oublie pas non plus que Gagnepain est autant le fils spirituel des Écritures que de ses études universitaires. On en revient au cercle infernal de la poule et de l’oeuf : façonné par la parole des évangiles, Gagnepain a-t-il été déterminé jusqu’à la réinjecter à son insu dans les sciences humaines ? Ou le message chrétien ne s’est-il pas intuitivement construit autour des facultés humaines que la théorie de la médiation mettra en évidence près de 2000 ans plus tard ? En d’autres termes, Jésus est-il en avance ou Gagnepain sous influence ?

Toujours est-il qu’en ces temps de Pentecôte (n’oublions pas que je suis moi-même pétri à mon corps défendant de culture chrétienne), il est difficile de ne pas y voir le symbole de la phase de réaménagement de la dialectique telle qu’on la conçoit ici. Je m’explique.

L’Ancien Testament (indissociable du Nouveau) peut se résumer en un renoncement : le pécheur chronique que nous sommes d’après le Genèse tend à renoncer à sa nature (animale et physique) pour s’élever vers Dieu. C’est le sens de toutes les pratiques purificatrices qui cherchent à abstraire l’homme du péché originel qu’est la connaissance, mais aussi le plaisir. Le Nouveau testament inverse la donne : Dieu s’incarne dans son fils qui vient parmi les hommes révéler la nouvelle alliance. On retrouve ici le mouvement dialectique (abstraction-recréation) qu’on a maintes fois décrit sur ce site et je vous ai plus d’une fois mis en garde contre la tentation d’en dresser une topographie magique. Il ne faudrait pas croire que ça monte et que ça descend pour de vrai. De même, on ne peut comprendre la Pentecôte si on n’a pas à l’esprit que les langues de feu sont une manière d’expliquer des choses immatérielles. 

A l’Ascension, le Christ quitte le monde physique pour redevenir esprit et retourner auprès de Dieu qui n’a pas de substance, celui dont le nom ne doit pas être prononcé (implicite), le Verbe, créateur de toute chose, l’être omniprésent et éternel, celui qui EST tout simplement mais aussi celui qui est à l’origine de toute choses (la structure implicite en quelque sorte), bref un condensé de ce que la théorie de la médiation appelle l’instance. A la Pentecôte, l’esprit-saint s’incarne à nouveau dans la chair des disciples : le Verbe redevient concret et les apôtres vont parler toutes les langues pour aller raconter ce que Jésus a saisi du psychisme humain sous une forme plus imagée et surtout plus religieuse. De même, Jésus est mort et ressuscité : symboliquement, cette mort est l’abstraction de l’instance, la négation de la vie animale et concrète, qui se réinvestit ensuite dans une performance matérielle et physique mais constamment re-programmable et jamais figée. La communion fonctionne sur le même principe : l’âme des fidèles s’élève au-dessus du corps vers Dieu (c’est la prière qu’il ne faut pas confondre avec une simple demande d’exaucer un voeu) et le Christ s’incarne (symboliquement ou pas suivant les courants) par l’eucharistie, moment de transsubstantiation, pour être ingéré par le fidèle et métabolisé en paix intérieure.

Si on n’est pas un matérialiste invétéré, cette façon de voir les choses est assez séduisante, je dois l’admettre, et c’est pour la même raison que je m’en méfie puisque je suis moi-même le fruit d’une éducation chrétienne sans y être resté fidèle mais sans pour autant lui être infidèle.

Le plus sidérant dans le cas Jésus, c’est la sérénité avec laquelle il répond à ses détracteurs. Il ne se fâche qu’une seule fois au Temple et casse tous les étals des marchands. Autant son père est soupe au lait, autant il est d’humeur égale et franchement détendu, sur de son charisme. Nombreuses sont pourtant les questions sur son identité. Dans les trois évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc), Jésus est désigné indifféremment sous les termes de messie (synonyme de christ en grec), de Fils de l’homme et de Fils de Dieu. On peut penser que ce sont des affabulations de la part des auteurs mais si ça ne l’est pas, c’est le moyen pour Jésus de se qualifier fantastiquement. Fils unique de Dieu, né d’une mère vierge, porteur de la révélation du mystère de l’univers et faiseur de miracles, ça vous met hors de toute concurrence et la mission qui lui est confiée est carrément surhumaine puisqu’il lui incombe également de se sacrifier pour racheter tous les péchés du monde et procurer le salut aux hommes, parmi lesquels figurent ses propres bourreaux. Le sens de ce symbole est à retrouver dans l’histoire de Moïse à qui Yahvé demande de sacrifier un agneau pour célébrer le passage de la Mer Rouge.

Je le répète : Jésus se présente comme le fils de Dieu et les écritures insistent bien sur le fait que Marie demeure vierge : son rôle de mère porteuse s’inverse ensuite puisqu’elle devient disciple de son propre fils qu’elle accompagnera jusqu’à la mort sans jamais lui demander de renoncer. Jamais Jésus ne fait non plus allusion à Joseph dont la mort passe inaperçue. Cette version autocréatrice des choses n’est pourtant que le passage à l’extrême de la Personne par laquelle tout être humain se donne lui-même naissance en niant le lien avec ses géniteurs (la mort symbolique). Le sujet sain le réinvestit dans une filiation réaménagée (appartenance sociale variable et répartition des taches selon les compétences). Pour éviter toute domination indésirable, le paraphrène, lui, se met hors d’atteinte : il s’abstrait de la relation génitale (l’arbre généalogique si vous préférez) pour s’inventer une auto-démiurgie (capacité de se créer soi-même) fantasmée. Jésus opte ainsi pour une incarnation rocambolesque : Vierge marie et visite de l’esprit-saint sous la forme de l’archange Gabriel.

Les hallucinations de Saint-Antoine lui ont valu une certaine renommée dans les milieux gothiques.

Dans la perspective que nous avons adoptée en P33 (ah, la numérologie a bonne presse…), Jésus se charge d’une mission prodigieuse : il va changer le sort de l’humanité en lui apportant une nouvelle forme d’alliance avec Dieu à travers l’eucharistie : mangez mon corps, buvez mon sang. Ce n’est pas moins délirant que le projet du président Schreber quand on y pense. Mais ce qui force l’admiration (mais ça prouve aussi qu’il était touché non pas uniquement par la grâce mais par une psychose très prononcée), c’est que Jésus ne lâche pas l’affaire quand sa vie est en jeu. Les persécutions délirantes des autres malades vont devenir chez lui une passion physique bien réelle, particulièrement cruelle. C’est l’obstination christique, c’est à dire son refus de reconnaitre que son esprit lui joue des tours, qui le mènera à la croix. Plusieurs siècles plus tard, Galilée ne s’obstinera pas jusqu’au bûcher pour soutenir sa théorie de l’héliocentrisme.

On peut quand même noter que Jésus joue au chat et à la souris avec Ponce Pilate en éludant ses questions.  Plus tôt dans son histoire, il avait conclu une discussion par : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Les Pharisiens lui tendaient un piège et il l’a soigneusement évité car la thèse de Jésus entre en contradiction avec la pax romana : un dieu tout-puissant et unique ferait de l’ombre à l’empire. En dissociant les pouvoirs, Jésus déjoue le stratagème de ceux qui veulent lui faire dire que c’est lui le boss même s’il n’a l’air ni d’un Jupiter ni d’un guerrier. 


Le Christ dans le désert par Ivan Kramskoï (1872) réalisé d’après des photos d’époque

La diplopie de Jésus va pourtant lui permettre de survivre près de trois ans à une hostilité marquée des autres sectes juives, plutôt tatillonnes sur la question du messie. Mais la filiation divine est d’autant plus centrale dans sa construction personnelle que Joseph, son père adoptif ou peut-être son géniteur après tout, disparait très rapidement des évangiles. La négation de la génitalité chez Jésus entraine un imbroglio théologique sur l’essence humaine ou divine du Christ. Il se prétend le fils de l’homme, formule qu’il faut comprendre de manière dialectique : l’homme fait Dieu à son image parce que ce dernier a créé celui-là avec les capacités de l’inventer ainsi (Verbe, créateur, être et saint). C’est la thèse de Jean Gagnepain.

Je n’épiloguerai pas beaucoup plus sur le sujet parce que les évangiles ne sont pas des rapports de psychiatres. Interpréter les tentations du Christ durant ses quarante jours de jeûne dans le désert comme je le fais ici même comme une phase de délire de persécution satanique et d’hallucination est une pure spéculation de ma part.

Si j’ai bonne mémoire, dans Simon le Mage, Jean-Claude Carrière fait rencontrer Jésus à son héros. On découvre alors un prédicateur dépassé par les évènements avec des disciples qui poussent à la roue et qui le feront condamner en fabulant sur son enseignement et en exagérant ses pouvoirs. Je pense pour ma part que Jésus s’est vraiment pris pour le sauveur avec des révélations prodigieuses à faire au monde. Sa proposition théologique révolutionnaire et incroyable puise son originalité dans une intuition très en avance sur les connaissances du psychisme à son époque. Audacieuse, elle va se heurter aux conservateurs de la religion judaïque mais recevoir un engouement certain chez les plus humbles qui y trouvent matière à consolation avant d’être au fil des siècles carrément dévoyée par un clergé qui comprend tout l’intérêt que le pouvoir peut tirer de cette renonciation du peuple à une quelconque revendication de bonheur terrestre.

Ce qui reste un mystère, et il est grand le mystère de la foi, c’est justement la foi que Jésus va finalement accorder à son propre délire. Si on en croit les Écritures, même à l’agonie, Jésus ne renonce pas : il a certes le triomphe modeste mais l’indignité monstrueuse dont il est victime est finalement la preuve qui confirme ce qu’il affirme. On le persécute parce que la mission dont il est investi est bien réelle. Son supplice sera l’apothéose (au sens déification du terme) de son sacerdoce suicidaire. C’est fou mais Jésus estime sans doute que sa douleur et sa vie comptent moins dans la balance que la place qui l’attend dans l’au-delà. La diplopie fait qu’il a encore quelques doutes au jardin des Oliviers mais qui était véritablement là pour savoir ce qu’il avait vraiment dans la tête ? Ensuite, en ce qui concerne la résurrection, on n’a aucune preuve en dehors des témoignages partisans : c’est une affaire de croyance et seules les évangiles font foi. L’absence de preuves n’étant pas la preuve de l’absence, chacun voit midi à sa porte.

Le délire est une représentation qui n’est validée que par celui qui en est la victime. Qu’un grand nombre considère sa vision comme la réalité et le malade devient voyant. Lénine disait que les deux principales qualités d’un révolutionnaire étaient la patience et l’humour. Mais il pouvait se tromper. Pas Jésus.

Tout le reste est littérature ! A la revoyure !

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