S18 – La métaphysique en bas de chez vous

Si la métaphysique désigne habituellement la connaissance des phénomènes en tant qu’ils existent « au-delà » et indépendamment de l’expérience sensible que nous en avons, la glossologie lui donne un sens beaucoup moins éthéré. Et de la métaphysique, vous en faites tous les jours, toute quiche que vous êtes!

S19 – La science infuse pour le tout venant

Si j’ai commencé l’exposé sur les visées rhétoriques par le mythe, c’est pour rétablir un certain équilibre. Le mythe est métaphysique puisque la conception du réel s’élabore dans ce cas en fonction de la manière dont la grammaire s’organise. Passons donc à la science où formule et reformulation se succèdent pour approcher au mieux d’une réalité qu’une observation rigoureuse tient paradoxalement à une distance jamais comblée.

S20 – Comment fonctionne un raisonnement

Petite pause pratique dans ce long développement sur le langage. On oppose très souvent mathématiques et français à l’école, matheux et littéraires à la fac, comptable et poète au cimetière. Mais tout vient toujours de la Grammaire qu’il faut bien comprendre comme capacité à produire de l’identité et de l’unité, du similaire et du complémentaire.

S21 – A quoi ça rime?

Mythe et science sont des visées rhétoriques exocentriques où intervient la référence vers l’extérieur. Mais la théorie de la médiation postule l’existence d’une visée endocentrique où le Signe se prend lui même comme objet.

S22 – Carpentier, c’est quoi ce bordel ?!

Troisième roue du carrosse rhétorique, la prosodie n’a que peu à voir avec la poésie, le haut langage, l’alchimie du verbe et tout le toutim. Tout comme le mythe et la science, c’est une nécessité de réaménagement du Signe. Seulement, celui-ci se prend lui-même comme modèle. La référence, c’est le Signe lui même. L’extérieur n’a pas cours en prosodie : elle est endocentrique, tournée vers elle-même, égocentrique et nombriliste.

S23 – La rhétorique aux trois visages

Le Signe se réaménage de trois manières différentes et bien évidemment, ces trois visées rhétoriques sont imbriquées. La déconstruction permet de déterminer ce qui relève du mythe, de la science ou de la prosodie. Nous allons aussi voir les rapport que ces visées peuvent entretenir entre elles.

O1 – Le grand retour de l’homo faber

Si on met le guerrier de côté, le travail manuel n’a jamais été très bien considéré: le paysan et l’ouvrier restent en bas de l’échelle des salaires et il n’y a guère que l’artiste qui s’en tire parfois à condition que les intellectuels et les mécènes décident de faire monter sa cote. La théorie de la médiation accorde à l’activité la place qui lui revient et cette réhabilitation fera l’objet du plan 2: après le Signe, nous abordons donc l’Outil.

O2 – Y a matière et Matériau

Nous en étions restés en B3 à l’instrument, association naturelle entre un moyen et une fin (une chose pour faire et une chose faite): ce rapport de causalité est à la portée de l’animal. La série Trajet 1 entrainant Trajet 2 peut se poursuivre en Trajet 2 entrainant Trajet 3 jusqu’à donner aux naïfs l’illusion d’une abstraction. Chez l’humain, cette sériation passe par le crible de l’analyse structurale. Comme pour le Signe et sur un mode similaire.

O4 – La tâche et le dispositif

Si le Matériau n’est pas la matière, en ergologie, la tâche n’est pas exactement non plus ce qui est fait mais plutôt le « ce pour quoi est fait le choix de tel ou tel matériau » c’est à dire la finalité qui détermine l’utilité du matériau. Le terme « tâche » est moins trompeur et je vais donc être plus bref.