Et en avant les prolégomènes

Dans « l’Anthropologie pour les Quiches » , l’idée, c’est de vous éclairer d’une autre manière, celle de la théorie de la médiation, sur l’humain d’aujourd’hui… et peut-être le monde de demain… si vous mettez du temps à comprendre.

PROLÉGOMÈNES A1

Tout le monde a sa petite idée sur l’être humain : y a en chacun de nous un anthropologue qui roupille, qui somnole ou qui s’oublie… Et moins vous en saurez pour démarrer, mieux ça vaudra ! Pas de pré-requis académiques à présenter, pas de diplômes à faire valoir, pas de Qi minimum exigé ! Vierges et naïfs sont par conséquent les bienvenus à bord.

C’est pas non plus la rubrique mentaliste de La Croisière s’amuse ou les mots fléchés de Koh-Lanta. Les quiches de bonne volonté devraient pourtant s’en sortir même si de temps en temps, ça risque de tirailler dans leurs habitudesde penser. On ne repasse pas des draps sales : on les lave d’abord et on les fait sécher au grand air. Ensuite, vient le temps du pliage, lent et délicat mais ferme et méthodique.

Par anthropologie, j’entends l’étude de tout ce qui fait la spécificité de l’être humain par rapport aux espèces naturelles et plus particulièrement au sein du règne animal. L’homme est une bête qui s’ignore… mais pas que ! La femme aussi est un véritable iceberg pour elle-même et comme Michel Sardou le disait, bien après Socrate dans sa caverne mal éclairée : faut pas se fier aux apparences !

C’est d’ailleurs ce qui rend l’odyssée anthropologique passionnante : le rapprochement contre-intuitif de faits que tout semble séparer alors qu’ils sont le résultat d’opérations similaires. 

J’appelle donc anthropologie l’ensemble des sciences humaines que nous allons présenter à la manière de la théorie de la médiation. L’idée, c’est de faire aussi limpide que possible, surprenant autant que faire se peut et surtout susceptible de vous éclairer d’une autre manière sur l’actualité et le monde d’aujourd’hui… et peut-être sur celui de demain… si vous mettez du temps à comprendre. Voilà pour les philosophes.

Les historiens ne seront pas en reste, ni les curieux de tout poil parce que nous visons large. C’est ambitieux, je vous l’accorde. Un rien populiste, on le revendique. Mais une fois le modèle général déposé, et ça peut prendre un peu de temps, nous ne nous interdirons aucun domaine pour peu qu’ils soient de notre compétence. 

Ne sortez pas les flingues mais nous allons parler culture! 

Pas celle des maisons et du ministère en déroute. La #culture, c’est pour moi et ce le sera toujours ici, un synonyme de #rationalité et de #Raison. Vous vous en rendrez compte, aucun sujet ne nous échappe dans la mesure où je ne prétends pas aller au fond des choses à tous les coups. Ce n’est pas non plus une thèse de doctorat ! Reste que les connaissances que nous exploiterons font aujourd’hui encore l’objet de recherches et que certains points sont moins aboutis que d’autres. J’essaierai de ne pas vous cacher quand ça branle dans le manche : ça fait partie de la démarche.

Pas question par conséquent d’empiler des informations décousues. L’idée, c’est de vous offrir un cadre nouveau et des pistes pour comprendre différemment des notions aussi diverses que la liberté, le marteau ou la faucille, la vertu, le pouvoir, la plus-value ou la métonymie.

Va y avoir du vocabulaire mais y aura un lexique, le glossaire, que je tâcherai de garder à jour et croustillant.

Passés les prolégomènes, c’est à dire les précautions d’usage, viennent la présentation de la médiation et des principes à partir desquels nous exposerons les quatre #plans distincts par leur contenu mais semblables dans leur fonctionnement. Ces quatre manières d’être humain sont également fondamentales: vous pourrez donc les parcourir dans l’ordre de votre choix. Leurs numéros (1, 2, 3, 4) n’ont de raison qu’historique et rien à voir avec leur importance. Nous en avons fait quatre parties qui se développent à leur rythme et que vous parcourrez au vôtre. Les anthropochroniques traitent de sujets plus chauds, d’actu ou insolites, mais toujours sous l’angle médiationniste.

Vous n’êtes pas obligés de tout comprendre du premier coup. Ça peut même parfois prendre du temps. Selon votre histoire personnelle, certains plans vous sembleront plus accessibles que d’autres et du coup, vous pourriez être amenés à comprendre rétroactivement. Ça m’arrive encore. Sachons rester humbles devant l’immensité de la connaissance.

Seuls les ignorants ont le ventre plein. Les quiches, elles, ont faim de connaissances nouvelles. Tout le reste est littérature. Alors en voiture et à la revoyure !

En vue de la suite :

De l’usage des pronoms et de la typographie

Même si le ton général de ce site ne respire pas l’académisme, ma petite entreprise est tout ce qu’il y a de plus sérieux, voire même d’ambitieux. La rigueur est de mise et j’aimerais faire un point rapide sur l’usage des pronoms et de la typographie.

Le # devant certains mots n’a aucune signification particulière. C’est un simple marqueur de renvoi au glossaire.

J’ai décidé de ne pas mettre de majuscules du tout à théorie de la médiation, même si ce n’est pas un nom commun. Chez les médiationnistes, l’usage varie. En revanche, il m’arrivera d’en mettre à des mots comme Mot justement, ou Raison, Signe, Outil, Personne ou Norme pour signaler qu’ils ne sont pas employés dans leur sens habituel mais dans une signification nouvelle et spécifique à la théorie de la médiation.

Je vais m’efforcer de tenir à jour ce glossaire de tous les concepts indispensables, notamment pour signaler les synonymes et éviter que vous ne vous cassiez la tête à chercher une nuance sémantique qui n’existe pas. Vous aurez déjà assez de taf avec les néologismes.

Enfin pour parler de l’humain, j’emploierai parfois le mot homme. Voilà, c’est dit ! Ami(e)s féministes, pas la peine de me chercher des crosses là-dessus.

Pour s’y retrouver dans les rubriques :

Les articles sont publiés chronologiquement et logiquement. On peut donc suivre les dates de parution en haut à gauche. Sur la page d’accueil, sous cet article permanent, apparaissent les nouveautés qui vont ensuite s’inscrire dans de grandes parties.

Les articles sont ensuite archivés chronologiquement sauf les anthropochroniques qui peuvent se lire dans le désordre. Certaines sont néanmoins en séries et suivent une progression.

Prolégomènes: par où commencer, A1, A2, A3…

Qu’est-ce que la médiation? Les grands principes de l’acculturation, M1, M2…

Le plan du Signe: la rationalité logique, la conscience, le langage, S1, S2, S3…

Le plan de l’Outil: la raison technique, la conduite, la machine, O1, O2…

Le plan de la Personne: l’institution, la société, la Loi, la condition, la politique, P1, P2, P3, P4, P5… comme à l’aéroport. A partir de P24 – Une clinique qui ne soigne pas, nous nous intéressons aux pathologies de la Personne: schizophrénie, paraphrénie, sadomasochisme, paranoïa, fétichisme, exhibitionnisme-voyeurisme, homophilie et donjuanisme, des chapitres qui nécessitent de bien maitriser le modèle de la Personne au préalable.

Le plan de la Norme: le comportement, le noloir, la volonté, la liberté, la vertu, N1, N2…

Et enfin les AnthropochroniquesH1, H23… qui traitent de sujets plus directement inspirés par l’actualité et témoignent de mon engagement politique résolument communiste.

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Dernières parutions

  • P74 – Y a les play boy de profession…
    Le playboy est-il la version moderne du don juan? L’idée est séduisante mais ne cadre pas tout à fait avec ce que nous allons observer.
  • P73 – Don Juan, le braconnier suborneur
    Huitième et dernier volet de notre saga aux pays des pathologies de la personne avec un syndrome de choc et de charme qui fascine la littérature mais risque bien ici de perdre un peu de son prestige : Don Juan n’est qu’un briseur d’alliances. Rien de très glorieux en somme.
  • P72 – Le sexe opposé dans l’univers homophile
    Pourquoi les créateurs gays magnifient-ils le corps de la femme dans la haute-couture? En fait, est-ce bien le cas? Pourquoi certaines jeunes lesbiennes ne se rasent pas les jambes? Quand de telles questions vous turlupinent, une seule thérapie: l’enquête.
  • P71 – Castor, Pollux et Narcisse
    A peine terminé un long chapitre sur Les Météores et Les Bienveillantes, je retombe sur un article, d’ailleurs mentionné en P70, qui a relancé mon questionnement sur les relations entre l’égocentrisme, la gémellité et l’homophilie. Les homophiles, et les homosexuels en particuliers, sont-ils plus sujets à l’égocentrisme? Si oui, la gémellité renforce-t-elle cette tendance? L’érémitisme est-il l’aboutissement de l’autolyse ethnique générative? Les questions abondent et si nous n’y répondrons pas totalement ici, ce chapitre aura sans doute le mérite de les rassembler, ce qui ne manquera pas d’incommoder certains d’entre nous. Moi, le premier.
  • P70 – Jumeaux, Météores et Bienveillantes
    L’homophilie telle que nous l’avons définie ne pouvait que nous amenés à nous pencher sur la gémellité. Deux romans traitent plus particulièrement de l’homophilie gémellaire et je vais essayer de tirer du romanesque quelques pistes de réflexion. Comme dirait Todd, je me mets en mode séminaire et ce que je vais avancer n’est qu’une matière à retravailler.