Editorial

A1 – Et en avant les prolégomènes !

Dans « l’Anthropologie pour les Quiches » , l’idée, c’est de vous éclairer d’une autre manière, celle de la théorie de la médiation, sur l’humain d’aujourd’hui… et peut-être le monde de demain… si vous mettez du temps à comprendre.

P68 – L’homosexualité porte-t-elle bien son nom?

Nous abordons dans ce chapitre l’un des sujets les plus chauds auxquels la théorie de la médiation se trouve confrontée. Comme les questions du genre et de la transsexualité, l’homosexualité est en effet un sujet propice aux malentendus et qui par conséquent mérite une déconstruction plus rigoureuse pour passer du sexus au nexus, du coït à l’hymen, ou à sa répulsion.

P67 – Comptes rendus de la perversion ordinaire

Quand passe-t-on du narcissisme à l’exhibition? De la curiosité à la voyure? La presse people, les réseaux sociaux et la télé-réalité offrent à l’humain contemporain un nombre croissant d’opportunités d’exister au-delà de sa propre peau et de se répandre sur la toile virtuelle et dans l’univers des autres. Intrusion ou invasion, ces opportunités sont autant de pièges à narcisse.

P66 – Voyeurisme, l’oeil sans pudeur

S’il se manifeste différemment de l’exhibitionnisme, le voyeurisme n’est que l’autre manifestation d’un même trouble fusionnel de la taxinomie ontologique. Incapable de poser une barrière de la pudeur stable, le voyeur la pousse dans ses retranchements en cherchant à percer les ultimes remparts à l’intrusion des regards. Il a pour cela recours à des stratagèmes variés puisqu’on est passé du trou de serrure à la micro-caméra. Eteignez vos smartphones et allons-y.

P64 – Outrage à la pudeur et stratégie du choc

Loin de l’image du pervers pépère en imper ouvert à la sortie des écoles, l’exhibitionniste n’est sans doute pas un simple obsédé sexuel. S’il s’exhibe, c’est moins pour se montrer nu que pour forcer le lien qu’il n’arrive plus à établir par la séduction.

P63 – Est-ce que les trans veulent vraiment changer de sexe?

Mais que vient faire la transsexualité dans le fétichisme? C’est l’un des points chauds qu’Hubert Guyard a laissés derrière lui avec quelques paragraphes sur le sujet au coeur de la partie sur le fétichisme. Cela peut paraitre incongru et déplacé mais Guyard avait ses raisons et on va tenter de les saisir… sans se lâcher.

P62 – Fétichisme de la marchandise, fétichisme de la marque

Si la théorie de la médiation propose de penser le fétichisme comme un trouble social, Marx l’envisage comme un problème de société, le symptôme d’une aliénation : dépossédé de son travail, le prolétaire est également victime de l’apparente autonomie de la marchandise, une illusion qui sert celui qui l’exploite.

P61 – Mon type à moi

J’avais une amie qui ne pouvait prendre pour amant qu’un homme couvert de poils et qui n’attachait qu’une importance très relative à la qualité de ses érections ni même à la beauté de sa plastique. Seule la pilosité semblait compter à ses yeux et surtout sous ses caresses. Nous sommes en sommes restés au stade de l’amitié car je n’étais pas « son genre ». Ne peut-on pas envisager comme une forme légère de fétichisme cette fixation sur un certain nombre de détails physiques sine qua non?

P60 – La kleptomanie est-elle un vol de fétiches?

Un certain nombre de fétichistes sont kleptomanes, ce qui les conduit parfois au poste de police et à l’internement en cas de récidive, ce qui est fréquemment le cas. Quel rapport peut-on établir entre ces deux pratiques? Inspecteur Feitiço, on vous confie le dossier. Mais laissez donc le reste de cette chaise tranquille !!!

P59 – La libido du fétichiste

En distinguant le plan sociologique du plan axiologique, nous nous sommes obligés à penser le fétichisme comme un trouble de la sexualité en occultant le plus possible son aspect libidinal pour en dégager la spécificité. Or le fétichiste est comme nous tous un être de désir mais il se tape le parapluie plutôt que Mary Poppins.