P32 – Birdman, Birdy et le roi perché

Livrons-nous à trois petites études de cas avant de nous intéresser à la paraphrénie. Deux sont des héros de fiction, le troisième un être réel mais le dernier n’a rien à envier aux deux premiers sur le plan du délire.

P31 – Rassembler la pensée fragmentée

Si la schizophrénie altère la Personne, elle affecte également les autres rationalités par le simple fait que les plans se coupent. Le langage est touché, ou plus exactement le traitement ethnique du langage et son réinvestissement conventionnel, ce que nous appelons la communication, mais également la cohérence du texte.

P30 – Influence et persécution

La possession est revenue plusieurs fois sur le métier. Ça ne me semble pas être tout à fait par hasard, la propriété faisant partie du modèle de la Personne. Mais nous allons voir qu’elle interfère avec un autre plan, celui de la Norme, et en trouble l’interprétation.

P28 – La dislocation des compétences

Au chapitre P27, nous avons abordé la schizophrénie comme un trouble de la relation sociale. Ce n’est pas très original. Les symptômes superficiels ont été largement décrits mais partent un peu dans tous mes sens et il va falloir chercher à comprendre bien plus en profondeur pour pouvoir vraiment saisir la racine de la pathologie.

P27 – L’impossible rencontre avec le schizophrène

La schizophrénie est de loin la pathologie la plus médiatisée. Elle est aussi celle qui concentre le plus de fantasmes. On va donc essayer d’y voir plus clair. Mais commencez par oublier tout ce que vous croyez avoir compris sur la maladie, notamment à travers le cinéma qui fait souvent des schizophrènes de dangereux criminels, sociopathe et pervers. A l’occasion relisez ce que nous écrivions en M16 sur le statut de la clinique dans la théorie de la médiation.

M16 – En avant la clinique…

Pour la théorie de la médiation, la clinique, c’est à dire l’étude des dysfonctionnements et des ruptures de l’équilibre psychique, permet de valider ce qu’elle avance dans le modèle. La pathologie est un passage à la limite qui justement permet d’attester l’existence de frontières et leur gestion : elles peuvent être abolies ou renforcées selon la nature du trouble.

P26 – L’humiliation est un abus de pouvoir

Tout le monde connait la blague du caporal qui demande à la troupe: « Quelqu’un parle anglais parmi vous? » Un doigt se lève. « Très bien. Tu me nettoieras les chiottes. » Le petit chef oblige sournoisement un troufion à révéler un talent et il nie son expertise en lui assignant une tâche que n’importe qui aurait pu faire. L’humiliation est une mauvaise méthode pour asseoir son pouvoir mais la diplomatie est au militaire ce que la dentelle est au manchot.