Pour entrer en action, la #NormeCapacité humaine de juger et de s'autoriser. Aptitude à engendrer de la vertu. La majuscule distingue la Norme de la norme, alors synonyme de standard historiquement déterminé. More doit être alimentée: elle ne peut tourner à vide. Et son carburant, c’est le #ProjetComme l'objet, le trajet et le sujet dans leurs plans respectifs, le projet est le traitement naturel des affects, ce que la psychanalyse appelle la pulsion. More, c’est à dire la mise en forme des affects qui vont donner l’envie, l’intérêt et la valeur. Mais si cette organisation gestaltique des affects ne se fait pas, si ces derniers restent épars, la Norme n’a aucun matériau consistant sur lequel s’exercer. La psychiatrie a décelé ces troubles situés en-deçà de la volonté. C’est un peu fouillis mais il y a de la matière.
Catégorie : le plan de la Norme
N22 – Toc, toc, toc…
Nous commençons le tour des névroses avec l’obsession. Cette dernière ne figure plus dans la classification du Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux de l’Association Américaine de Psychiatrie qui est l’ouvrage de référence en psychiatrie, mais pas le nôtre. La névrose n’a pas pour autant disparu: le DSM en a fait un TOC, trouble obsessionnel compulsif, une bipolarisation qui a l’avantage d’afficher une dynamique que Freud avait dépistée avec le refoulement.
N23 – Plutôt cent fois qu’une
Nous ne l’avons peut-être pas assez souligné au chapitre précédent mais toutes ces « mouvements » psychiques se produisent hors de la portée de la conscience qui n’en capte que les effets perceptibles mais trompeurs. L’un des principaux apports de la psychanalyse, c’est justement d’avoir montré que « l’autre scène » nous échappent et qu’il s’y joue des conflits intenses et jamais résolus. La névrose est une situation de crise aux symptômes à décrypter en fonction de ce qu’on ne constate pas.
N24 – Joseph Grand, un obsessionnel au coeur de La Peste
Les névrosés obsessionnels ne manquent pas dans la littérature (Des Esseintes, Joseph K, Hamlet, Clark Kent, Garp, Cyrano, Humbert Humbert…) ni parmi les écrivains d’ailleurs (Flaubert, Modiano, Zola, Poe, Lovecraft, Mishima, Proust…) comme si sclérose du Garant et rédaction laborieuse allaient de paire. La recherche du mot juste, du rythme parfait, de la tournure idoine ou de la rime riche réclame une scrupulosité hors du commun: il n’y a pas de grands rhétoriqueurs sans entrave esthétique et point n’est besoin d’une intervention extérieure pour la poser: un Gage inflexible s’impose de lui même, fait peser un rapport ascétique avec le discours pour produire les oeuvres les plus finement léchées.
N25 – Contes de la névrose ordinaire
Voici quelques portraits de névrosés obsessionnels. On s’apercevra qu’ils ne sont pas particulièrement touchés mais que le trouble qui, malgré tout, les affecte peut parfois entraver leur existence de manière tout à fait significative.
N 26 – Une dernière vérification pour être bien sûr
En bon obsessionnel, avant de refermer le registre des troubles du Garant, j’aimerais revenir une dernière fois sur le Réglementant déréglé à la lueur de mes dernières lectures.
N27 Les étiquettes de l’éthique
Rattrapé par mes lectures, je reviens dans ce chapitre sur la nomenclature jusque-là adoptée dans le modèle de la Norme. N27 constitue par conséquent une longue pause dans la présentation des troubles de la Norme et une mise au point théorique sur les concepts axiologiques sur lesquels Renaud Pleitinx nous éclaire très judicieusement. Cette tentative de terminologie opérationnelle qui date de 2022 est d’autant plus la bienvenue que je signalais déjà en 2019 le caractère piégeux des termes proposés par Gagnepain.
N28 – Obsessionnel à bien des égards
A la lueur du grand ménage de printemps lexical de Pleitinx (N27), nous allons dans ce chapitre rapidement reformuler la névrose obsessionnelle avec un vocabulaire plus éclairant.
N29 – La dérobade phobique
Les phobies sont un régal pour les lexicologues mais la multiplication des étiquettes ne fait pas avancer le schmilblick. L’objet de la répulsion n’en est pas la véritable raison. Ce n’est qu’un point de fixation de la névrose. L’explication est à chercher ailleurs. Et nous y allons.
N30 – Une digue contre l’angoisse
Nous avons proposé une définition de la névrose phobique différente de celle que propose la psychiatrie et sa nomenclature luxuriante qui peut prêter à rire : hexakosioihexekontahexaphobie, peur du 666. Avant la théorie de la médiation, la psychanalyse s’était intéressée à ce trouble et l’avait déjà dissocié du syndrome obsessionnel, un premier pas vers une déconstruction impérative… que l’on poursuit.